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Katell ar Skañv s’en est allée rejoindre Millig

Publiée le 21 mai 2024

Katell ar Skañv s’en est allée rejoindre Millig
 par Servane Huonig
Katell, la conteuse et poétesse aux mille couleurs nous a quittés. Son départ laisse un vide dans le cœur du Centre-Bretagne. Katell a fait son entrée dans l'église de Rostrenen le 3 avril dernier, accompagnée de la voix si singulière de Jacques Brel. De nombreuses personnes avaient pris place pour lui rendre un dernier hommage. L'accent du plat pays (de son plat pays) a fait résonner ce moment particulier.
 Katell aura marqué nos vies de sa créativité, de sa fantaisie et de son talent. Elle était un rayon de soleil, toujours souriante, prête à partager ses histoires captivantes avec petits et grands.
 
 
Katell ar Skañv
(archives familiales)
 Ses contes, qu’ils soient extraordinaires ou simples comme des gouttes d’eau et des morceaux de laine, nous ont transportés dans des voyages magiques. Qui pourrait oublier son légendaire mouton à roulettes, nous guidant sur les traces de Pégase ? Son univers était coloré, enchanté, à l’image de ses tenues multicolores et de ses grands foulards dans les cheveux. Katell était une artiste insaisissable. Née en Belgique, elle avait trouvé sa source d’inspiration et d’évasion en Centre-Bretagne, où elle s’était installée dans les années 60 après avoir épousé Glenmor, ce barde ami de Brel et de Ferré.
 C'est ainsi que ses deux enfants, Sterenn et Edern, et deux de ses amies l'ont décrite lors de vibrants discours.
Katell ar Skañv, de son vrai nom Catherine Duveillez, a rejoint Millig au paradis des poètes et des insoumis.
 Servane Huonig
 


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La une du dernier numéro :

Élections européennes, des enjeux cruciaux

Editorial par Yann Duchet

Le dimanche 9 juin auront lieu les Élections européennes, et comme à l'accoutumé, les enjeux du scrutin en France seront à peine évoqués, ne passionneront que peu de gens et l'on continuera d'ignorer les peuples et régions de l'Hexagone pour être entièrement tourné vers une perspective franchouillarde, jacobine et pré-présidentielle. Quel gâchis ! De plus, l'unique débat sera d'être pour ou contre l'Union Européenne telle qu'elle est actuellement, avec ses qualités et ses défauts, sans plus évoquer les problèmes posés par son mode de fonctionnement dû à ses institutions, ni les perspectives et modifications majeures dont elle aurait grand besoin.

L'objet de cet éditorial n'est pas d'énumérer toutes les réformes démocratiques et fédérales qui s'imposent à l'Europe des 27, même s'il serait indispensable de les mettre en place rapidement, mais plutôt de constater un phénomène lié et plus préoccupant dans l'immédiat. A savoir le désintérêt, voire l'hostilité, d'une part notable et croissante de l'opinion publique envers l'Union européenne, responsable de tous nos maux selon certains. Si, selon un récent sondage d'opinion, plus de 80% des Espagnols ou des Portugais sont satisfaits et soutiennent l'action de la Commission Européenne, ou encore 65% des Allemands (c'est peu), que dire des 33% de Français satisfaits face à 65% de mécontents – et même si la Bretagne, comme l'Alsace, fut toujours plus europhile que la France. D'autant plus que les anti-européens, les populistes souverainistes et démagogues caracolent en tête des sondages avec notamment la liste du Rassemblement National, parti ultra-jacobin, comme son alter ego La France Insoumise, et qui a récemment voté contre la demande du Statut d'autonomie par le Conseil Régional de Bretagne Administrative.

Pourtant il est très important de se rappeler que même si les perspectives s'annoncent sombres et même si l'Union Européenne a besoin de réelles réformes vers plus de fédéralisme, de démocratie directe «à la Suisse», et aussi plus de pouvoir décisionnel ou exécutif, face aux États tout-puissants, il n'en demeure pas moins que cette Europe, reste plus que jamais notre rempart civilisationnel occidental et démocratique face aux dangers extrêmes d'aujourd'hui et de demain : à savoir la montée des totalitarismes expansionnistes et bellicistes, que ce soit dans les domaines militaire ou économique.

Oui, il faut le dire, notre liberté et même notre existence d'Européens dépendent de notre capacité à nous unir, fédéralement mais vigoureusement, face aux dangers de toutes sortes qui nous menacent actuellement. Oui, il faut le redire, face à la Russie de Poutine, à la Chine de Xi Jinping, à la Turquie d'Erdoghan ou à l'Iran des mollahs, face aux migrations de plus en plus nombreuses provenant d'Afrique ou d'Asie, la petite France ne pourra strictement rien seule... Affirmer le contraire, c'est mentir !

 Il est donc difficile de comprendre que certains croient qu'une Bretagne indépendante puisse seule y parvenir. Il y aura toujours trop de naïfs qui, par anti-américanisme primaire, par anti-démocratisme foncier ou simplement à trop fréquenter les réseaux sociaux, leurs Trolls et leurs Fake-News, préfèrent soutenir l'insoutenable, c'est-à-dire, excuser fallacieusement le pouvoir de Poutine et l'agression contre le peuple libre d'Ukraine, malgré ses souffrances et alors qu'eux-mêmes revendiquent cette liberté pour la Bretagne !!!

 

Notre planche de salut, dans ce choc de civilisations, comme la protection de nos libertés individuelles et collectives passe plus que jamais par le soutien sans faille à la construction d'une Union Européenne forte et démocratique et lors du prochain scrutin, il sera crucial de donner sa voix aux listes promouvant l'idée d'une Europe fédérale des peuples, plutôt que voter la mort de l'Europe dans les diverses formes d'un souverainisme suicidaire.

 La Bretagne ne sera jamais libre dans une Europe effondrée ! Ce n'est pas moins, mais au contraire, plus d'Europe qu'il nous faut, et cette Europe est nolens, volens dans le camp occidental !

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