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Hommage à Jean Kergrenn

Publiée le 26 octobre 2017

Kenavo Jean

 Notre ami Jean Kergrenn nous a quittés le 23 octobre dernier, à son domicile de Châtou, en France. Cofondateur de l’Avenir de la Bretagne, aux côtés de Yann Fouéré, en 1958, il avait consacré toute sa vie au service de son pays et participé à l’essentiel de nos combats pour les droits civiques et la restauration de nos libertés confisquées.

Jean fait partie de cette génération de militants, de stourmerien evit ar Vro, qui ont traversé une grande partie des événements importants du XXème siècle, sans se tromper de combat. Il fait partie de ceux qui, comme notre ami Gilbert Monroy de Saint-Malo, ou Alan Raude de Groix, connurent la faim et le risque et qui souvent mirent leurs vies en danger pour un idéal non dévoyé et pour un monde qu’ils estimaient plus juste.

Pour l’Etat civil français, celui qui se plaît à malmener les patronymes - et les prénoms bretons – il s’appelait Jean Joseph Kergrène. Pour nous, sa famille bretonne, il était Jean Kergrenn. Une rebretonnisation d’un nom qui résume sa démarche et qu’il brandissait comme un drapeau.

Né en septembre 1924, à Lanester, la banlieue rouge de Lorient, dans un foyer dont le père fut ouvrier à l’arsenal, Jean suivit les pérégrinations familiales de Lorient en Provence, puis de Provence en Saintonge, avant de revenir au berceau familial. A l’heure où ceux qui tentèrent plus tard de s’accaparer l’essentiel sinon la totalité de la Résistance française, collaborèrent avec l’Allemagne nazie de septembre 39 à juin 41, Jean choisit de rallier une résistance balbutiante. Plus tard, il fut instituteur et FTP.

 Exilé en France

Dans l’après-guerre, sur fond d’émigration économique, Jean Kergrenn quitte le pays, comme des centaines de milliers de Bretons à qui la France ne laisse le choix qu’entre la valise et le chômage. Il quitte l’enseignement pour entrer à la Sncf. C’est là, comme nombre de ses compatriotes, dans l’exil parisien, dans un monde qui le méprise et brocarde son identité, que s’éveille sa conscience nationale. Très vite il rejoint quelques-unes de ces associations et organisations qui entendent soutenir ces émigrés déracinés au milieu d’un pays et d’une ville qui ne les aiment pas. Il rallie alors le cercle celtique Amzer da Zont.

Son engagement politique date du retour de Yann Fouéré au pays après un exil de dix ans dans la République d’Irlande, quarante ans après que les caciques français  eussent applaudi à l’exécution de tout le gouvernement de Pâques 1916 par les Anglais.

 Aux côtés de Yann Fouéré

Dès 1956, Yann Fouéré acquitté des accusations d’infamie qui pesaient sur lui, et la période de terreur de l’après-guerre en partie dissipée, Jean Kergrenn, aux côtés de Fouéré, participe à la création du Projet d’Organisation pour la Bretagne. Il est aussi l’un des fondateurs, en novembre 1957, du Mouvement pour l’Organisation de la Bretagne, dont il devient l’un des membres du bureau politique en juillet 1958. Tout logiquement, il cofonde notre journal L’Avenir de la Bretagne la même année, toujours aux côtés de Yann Fouéré et de  notre ami Pierre Lemoine, qui l’entraîne au sein de l’UFCE (Union Fédéraliste des Communautés Européennes), ONG fondée en 1949 notamment par Joseph Martray.

Après la disparition du MOB, Jean reste très actif au sein des associations culturelles bretonnes de la région parisienne, en particulier Ker Vreizh, l’Entente culturelle bretonne et, après sa création en 1976 l’Organisation des Bretons Emigrés. S’agissant de l’OBE, il assiste à toutes ses réunions tenues à la Mission Bretonne d’Ile de France à partir de 1981.

Au tout début des années 80 il participe à la création du Comité local pour l’Unité de la Bretagne - Paris-région parisienne et à celle de radio Bro (radio Pays). Jusqu’à ces derniers mois Jean était resté en contact épistolaire, électronique ou téléphonique avec ses amis patriotes bretons, montrant que, jusqu’au bout, son attachement à sa vraie patrie et aux défenseurs de sa culture et de sa nécessaire autonomie, n’avait pas faibli.

 Avec le décès de Jean, la Bretagne et l’Emsav perdent l’un de leurs défenseurs les plus compétents, les plus engagés et les plus actifs des trois derniers quarts de siècle.

 Kenavo Jean, ra vezo gwenn da ved !

 La rédaction de l’avenir de la Bretagne,

avec l’aide précieuse de Jean Cevaer

 

 

             
             
             
             
             
             
             

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Le Grand Bidule

Publiée le 16 octobre 2017

Deux articles pour mieux comprendre l'importance de ces nouvelles avancées et alimenter le débat. Il faut absolument appuyer ces initiatives, c'est un chemin d'espoir vers la sortie du GE… d'autant qu'on peut raisonnablement penser que d'autres régions rejoindront la fronde engagée. 

Bernard Wittmann

Collectivité Une loi pour recréer une ancienne région ?

Les députés Eric Straumann, Raphaël Schellenberger, Jacques Cattin (LR, Haut-Rhin) et Laurent Furst (LR, Bas-Rhin) à l’Assemblée, les sénateurs Jean-Louis Masson et Christine Herzog (DVD, Moselle) au Sénat ont déposé une proposition de loi visant à recréer des régions disparues en 2015 par référendum. Leur argumentaire fait directement allusion aux situa-tions alsacienne et lorraine.

Le texte propose d’ajouter à la loi de janvier 2015 qui a recomposé les régions un dispositif de « sortie ». Si un département – ou plusieurs – souhaitait la renaissance de leur région d’origine, un référendum serait orga-nisé à l’échelle de la région « dont la reconstitution est demandée ».

50 % des exprimés, 25 % des inscrits

Une majorité absolue atteignant le quart des inscrits entraînerait alors la reconstitution de la région et la fusion avec ses départements à partir du prochain renouvellement des conseils départementaux. Le territoire restant de la région « version 2015 » constituerait alors une nouvelle région. Dans l’exposé de motifs, les quatre députés alsaciens insistent sur les « nombreux défauts » de la réforme territoriale, « particulièrement vifs dans le cadre de la région Grand Est » : « précipitation » , absence de légitimité, éloignement, « incohérence » , etc. J. F.

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Dans L'Ami Hebdo : 

Président du Conseil Départemental du Bas-Rhin depuis avril 2015, Frédéric Bierry est très actif avec son homologue haut-rhinoise Brigitte Klinkert pour que l’Alsace retrouve une collectivité régionale propre. Le point entre une entrevue à l’Elysée et un rendez-vous avec le premier ministre Philipe Edouard…

 

Frédéric Bierry, vous avez été reçus à l’Elysée avec votre homologue haut-rhinoise Brigitte Klinkert et les parlementaires alsaciens ont commencé leurs réunions informelles sur l’avenir institutionnel de l’Alsace, avec des voix discordantes à la sortie. Où en est-on à ce sujet ?

Tout le monde reconnaît le malaise. Et à tous les niveaux comme le montre la déclaration du président de l’Assemblée Nationale François de Rugy (qui parle début octobre de corrections à apporter à la carte des régions, NdR). Aujourd’hui, plus personne ne conteste le malaise alsacien et c’est un élément important. 90 % des personnes disent que l’idéal serait de sortir de la grande région. Et parmi eux, il y a ceux qui pensent qu’on peut sortir du Grand Est et ceux qui pensent qu’on ne peut pas. La nuance est là. Personne ne dit que la grande région est quelque chose de génial qui marche très bien. Le deuxième point est que la société civile s’est aussi exprimée. Je pense notamment à l’appel des 100 alors qu’auparavant on exerçait d’amicales pressions, sur le monde économique notamment. On m’en parle dans toutes les manifestations. Il y a un vrai mouvement fort pour retrouver le périmètre de l’Alsace. Cela, c’est localement.

 

 

 


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Justice : Marc Le Fur réagit à l’amputation de la cour d’appel de Rennes.

Publiée le 06 octobre 2017

D’après des informations concordantes et inquiétantes émanant de la conférence des Bâtonniers qui représente les avocats en France, le Gouvernement travaillerait à calquer la carte des Cours d’Appel sur celle des 13 régions administratives de métropole.

 » Jusqu’ici la Cour d’Appel de Rennes avait pour particularité de couvrir les cinq départements de la Bretagne historique, c’est à dire également Nantes et la Loire-Atlantique. C’était vraiment la Cour d’appel de Bretagne. » déclare le Député Marc Le Fur. « Ce redécoupage de la carte judiciaire aurait pour conséquence d’amputer le territoire de la Cour d’appel de Rennes en retirant Nantes et la Loire-Atlantique. Elle le réduirait à l’unique Région administrative constituée seulement des quatre autres départements.  » poursuit le député des Côtes d’Armor.

« Aucun Gouvernement ne s’était , jusqu’ici, permis de s’attaquer à cette constante de l’histoire bretonne. Après avoir refusé la réunification aux Bretons lors du dernier redécoupage régional, le pouvoir central s’acharne donc à faire disparaître toute trace administrative de la Bretagne historique. » alerte Marc Le Fur. « J’appelle le président de la Région Bretagne et les élus de Loire-Atlantique à se saisir rapidement de ce dossier et à exiger fermement que le périmètre de la Cour d’Appel de Rennes reste celui de la Bretagne historique à cinq départements. » conclut le député.

Sources:   http://marclefur.bzh/

 


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VIVE LE RETOUR DE LA CROISSANCE DE LA …..TAXE SUR LES CARBURANTS ! (TICPE)

Publiée le 30 septembre 2017

Dans un précédent article, je mettais en relief le fait que l’écologie serait punitive ou ne serait pas, en prenant l’exemple de l’alignement du prix du gazole sur l’essence et non pas en partageant la poire en deux. Ce qui aurait abouti à une mesure fiscalement neutre, donc crédible aux yeux du contribuable et de tout écologiste raisonnable. Cela aurait aussi donné du crédit (sic) au gouvernement et notamment à Nicolas Hulot, grand écolo devant l’éternel. Raté. Vraiment raté ! Ces gens-là ont choisi de ne pas pratiquer une mesure fiscalement neutre. Ils veulent du pognon, du fric, du flouze, de la tune. Bref, de la recette fiscale. Sur le dos de l’écologie authentique, naturelle.

 

Là, où je me suis trompé, mais alors complètement trompé, c’est que, grand naïf que je suis, je n’imaginais pas qu’ils iraient tirer sur la corde jusqu’au bout.

Je m’explique :

Aujourd’hui, il y a 18 centimes d’euros d’écart entre le prix du gazole et celui du sans plomb 95. Je pensais que nos gouvernants Jupitériens allaient, au pire, augmenter le gazole de 18 centimes en une ou plusieurs fois (plutôt en plusieurs fois pour que cela soit presqu’indolore) afin de rattraper l’essence. Raté, vraiment raté. C’est là que se situe mon erreur. Lisez attentivement la suite pour bien comprendre la subtilité fiscalement rentable de l’opération ministérielle :

En oubliant désormais de couper la poire en deux, il faut aussi enterrer l’idée d’un simple rattrapage des 18 centimes d’écart. Le pouvoir en place a développé un mécanisme machiavélique : en 2018, le prix du gazole n’augmentera que de 7,6 centimes d’euros. Si vous ne prenez en compte que cette donnée, vous vous dites :

- Dans trois ans, en gros, le rattrapage sera effectué.

 

Raté, encore raté ! Car dans le même temps, l’essence sans plomb 95 va augmenter de 3,9 centimes d’euros.

- Vous avez compris ?

- Précise ta pensée.

- D’accord. Le rattrapage va se prolonger sur plusieurs années, à ce rythme de 7 ou 8 centimes d’euros. Au bout du compte, les utilisateurs de diesel subiront l’augmentation des 18 euros, majorée de l’augmentation d’environ 13 centimes de l’essence au bas mot.

- Quoi ? Combien ça va faire ?

- C’est simple 18 + 13 = 31 centimes d’euros, soit 2,15 francs. Au minimum avoué par le pouvoir Jupitérien

 

Ce n’est pas tout. Nos stratèges de Bercy appliquent cette mesure au moment où le prix du baril de pétrole est significativement bas, à environ 50 dollars. Le jour où la croissance mondiale reviendra, le prix du baril remontera. Souvenez-vous, le prix du baril a atteint plus de 100 dollars. À l’époque, l’euro était à 1,40 dollar. Aujourd’hui, il ne vaut que 1,14 dollar. Le pétrole étant payé en dollars, ce différentiel négatif nous retombera dessus un jour ou l’autre. Le spectre du litre de carburant à deux euros est désormais dépassé. Il faut plutôt craindre le cauchemar du prix à 2,50 euros.

 

Ne nous y trompons pas : les politiciens et les technocrates pondeurs de taxes vivent en ville, là où l’usage des transports en commun et la pratique du vélo sont possibles. Ils voient le monde de la fenêtre de leur bureau, c’est-à-dire pas plus loin que le mur du bâtiment d’en face et pas plus loin que le bout de leur nez. Quant à connaître la vie au-delà du périphérique, cela leur est impensable. En plus, les politiciens ont des chauffeurs et des voitures de fonction, donc ils ne paient rien.

 

Pour conclure, je trouve que le discours vertueux sur l’écologie est facile. Quant aux citoyens-contribuables qui vivent dans le monde rural, là où les bus ne passent pas, qu’ils se débrouillent. Tant pis pour eux. Ils paieront le prix fort. Décidément, l’écologie est certes punitive, mais surtout, elle sert d’alibi au pouvoir politique pour augmenter les impôts, sans dire qu’il s’agit d’un impôt. Socialement injuste de surcroit

Quant à la voiture électrique, c’est une illusion : les batteries sont hors de prix, l’autonomie limitée et les bornes de ravitaillement rares. Et surtout, dites-vous bien que le jour où tout le monde aura sa voiture électrique, le prix de l’électricité, comme par hasard, augmentera. Et ainsi de suite. Au nom de l’écologie. J’en arrive à craindre que même les écologistes sincères soient agacés.

 

 

NB : Vous aurez saisi l’importance du changement de nom intervenu il y quelque temps entre TIPP et TICPE. Le premier veut dire Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers et le second Taxe Intérieure sur la Consommation des Produits Energétiques. Tout est dans l’évolution de l’appellation contrôlée. Ce qui signifie qu’un jour ou l’autre, un technocrate ou un ministre nous inventera une nouvelle taxe ou un nouvel impôt sur l’utilisation du vent (les éoliennes), du soleil (les capteurs) ou de la mer (unité marémotrice). Faisons leur confiance, ils ont de l’énergie fiscalo-créatrice (c’est un néologisme Jupitérien) à revendre ! Le jour où les écologistes nous ramèneront à la bougie et à la lampe à huile, quelqu’un créera une taxe sur les bougies, sur l’huile en général et sur la dynamo de votre vélo ! Merci cher Président !

Patrice PERRON. Auteur. Beg An En Enez - 56520 - GWIDEL

 


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